Dans l’imaginaire collectif, la figure d’Hercule est un symbole de virilité et de force. Il se trouve que la légende d’Hercule et Omphale nous présente un héros soumis aux pieds d’une femme, filant la laine voire même se travestissant.
Cette histoire se situe après la réalisation des douze travaux d’Hercule. Après avoir tué Iphitos, le fils du roi Eurytos, Hercule est soumis par l’oracle de Delphes à trois années de servitude, pour expier sa faute. Acheté comme esclave par la reine de Lydie, Omphale, il effectue à son service, nombre d’exploits visant à débarrasser son royaume de monstres comme les Certopes, et de brigands tels les Itones.
Différentes versions abordent les amours d’Omphale et Hercule. La plus répandue est qu’admirant la force et les exploits d’Hercule, elle en fait son amant puis même son époux, après l’avoir libéré de la servitude.

Cependant chez Ovide, Lucien, Properce et Sénèque, Omphale oblige Hercule à porter des habits de femme et à filer la laine tandis qu’elle se dote de la peau du lion de Némée et de la massue. Chez Sénèque, Omphale va même jusqu’à punir le héros d’un soufflet avec sa pantoufle. Ces variantes ont beaucoup inspiré la peinture maniériste en France et en Italie, surtout chez les artistes vénitiens qui influencèrent François Lemoyne (Musée du Louvre). Le thème de l’inversion des rôles dans l’amour a été retenu par les peintres, au XVIIème et surtout au XVIIIème, pour son aspect léger et cocasse. En effet durant ce siècle, s’opère un déplacement de la thématique autour d’Hercule, des travaux vers ses amours. Les œuvres de Rubens ou Boucher comptent parmi les représentations les plus célèbres de ce thème mythologique.
Il existe encore d’autres variations comme le fait qu’Hercule, amoureux d’Omphale, se serait lui-même rendu volontairement esclave. Le dieu Pan, éconduit par Omphale, aurait aussi fait courir la rumeur d’un Hercule habillé en femme.
Quoiqu’il en soit le détournement de la figure héroïque et mythique d’Hercule reste une constante dans cet épisode dont l’intérêt réside en une réflexion sur l’inversion des genres masculin/féminin en amour.
Sources : Apollodore, Bibliothèque (II, 6, 3) ; Sénèque, Hercule sur l’Oeta (372) ; Lucien de Samosate, Comment il faut écrire l’histoire, X.
Bibliographie : Jean-Claude Belfiore, Grand Dictionnaire de la mythologie grecque et romaine, Larousse, Paris, 2010.

Une cariatide également orthographié caryatide ( en anglais caryatid) est une colonne, un pilier ou un pilastre en forme de femme qui soutient un entablement sur sa tête.
Vitruve écrit :
Les habitants de Carya, ville du Péloponèse, se joignirent autrefois aux Perses qui faisaient la guerre aux peuples de la Grèce. Les Grecs ayant, par leurs victoires, mis fin à cette guerre, ils la déclarèrent ensuite d’un commun accord aux Caryates. Après avoir pris et ruiné leur ville, et passé tous les hommes au fil de l’épée, ils emmenèrent leurs femmes en captivité, sans leur permettre de quitter les robes qui indiquaient leur qualité, ni leurs ornements accoutumés afin que non seulement elles fussent une fois menées en triomphe, mais qu’elles eussent la honte de s’y voir en quelque façon menées ignominieusement toute leur vie, et qu’elles portassent ainsi le peine que leur ville avait méritée. Or pour laisser un exemple éternel de la punition que l’on avait fait souffrir aux Caryates, et pour apprendre à la postérité quel avait été leur châtiment, les architectes de ce temps-là mirent, au lieu de colonnes, ces sortes de statues aux édifices publics.”
Il apparaît néanmoins que le motif de la cariatide soit plus ancien que les guerres médiques décrites par Vitruve.
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Ce marbre très coloré et très apprécié des américains, était extrait de carrières françaises et a été rebaptisé Brèche d’Alep au début du 18ème siècle donnant de cette façon une provenance exotique à ce marbre du Tholonet. Il fut remis au gout du jour par le service des marbres du roi qui recherchait dans toute la France de beaux marbres pour les demeures royales. Fur également appelée Brèche Madame lorsque les soeurs du Roi les utilisèrent pour leur décoration.
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Avec un nom aussi joli, et qui sonne aussi bien en italien ‘ Fior di Pesco” , le marbre rose Fleur de Pêcher ravit les amateurs de beaux matériaux depuis le début de son extraction au 17è siècle.


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Le style néo-gothique est un style architectural né au milieu du XVIIIème siècle en Angleterre. Avec la montée du romantisme, certains amateurs éclairés tels Horace Walpole ou William Beckford ont fortement contribué à l’émergence d’un engouement pour le Moyen Age, les Arts médiévaux et le pittoresque qui devint une nouvelle qualité esthétique. On se souvient de Fonthill Abbey ou Strawberry Hill, charmantes folies au luxe abondant. Au XIXème siècle, le néo-gothique acquit sa renommée grâce aux œuvres de Pugin et de Ruskin. La construction de style Néo-Gothique la plus célèbre de Pugin est la Chambre des Parlements de Londres construite entre 1836 et 1852.
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Une paire de putti ailés en bronze doré soutenant un cartouche au monograme de E.J. Berwind se dressent au sommet d’un trumeau de forme architecturale à frise d’oves de couleur cuivrée et modillions en bronze doré à guirlande de fleurs. Ce trumeau forme un cadre élégant pour un bas relief en marbre de Carrare sculpté par Louis Ardisson.

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Sculptée en marbre de Carrare semi-Statuaire cette cheminée arbore un décor d’une richesse d’ornements tels que : cannelures, rudentures, asperges décorent les demies colonnes, chapiteaux ioniques soulignés d’une fine rangée de perles telles un collier , guirlande de fruits, rinceaux végétaux, feuillages et fleurs.

Ce marbre que tout les amateurs de beaux marbres reconnaissent d’un coup d’œil grâce à ses couleurs noire et blanche disposées comme dans des éclats de matière, fut utilisé dès l’Antiquité jusqu’à l’époque Art Déco pendant laquelle Ruhlmann exploita son dessin si particulier.

Montage de l’Autel de Sainte-cécile from felix maison on Vimeo.
Une Vidéo “stop-motion” du montage de l’Autel de Sainte-Cécile pour la chapelle du Christ Roi à Nantes.
4 camions
250H de travail
650 kilos de platre
4,5 tonnes de marbre
14 978 photos
34,8 Go
(Musique: The Bloody Beetroots – Have mercy on us)



Jeudi 16 août 2012- Dîner en blanc de Québec: Un lieu gardé secret jusqu’à la dernière minute (Fontaine de Tourny, Québec); 1200 personnes ne sachant pas où …


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Estampille Objet d’Art , Septembre 2012:

Marqueteries virtuoses au XIXe Siècle : Brevets d’invention :Rivart, Cremer, Fourdinois, Kayser Sohn et Duvinage.
Marc Maison et l’historienne Emmanuelle Arnauld ont uni leurs connaissances pour explorer ce domaine fort négligé en privilégiant cinq créateurs « à brevets », des années 1840 à la fin du siècle, tous spécialistes de marqueterie, en faisant la part belle aux artistes français, reconnus en Europe comme les plus accomplis : Julien-Nicolas Rivart, inventeur d’un procédé de marqueterie de porcelaine ; Joseph Cremer, spécialiste de la technique Boulle ; Henri-Auguste Fourdinois, héritier d’une entreprise paternelle fameuse et qui mit au point une technique de marqueterie en plein et en relief ; l’entreprise allemande Kayser Sohn, spécialiste du métal uni à la nacre ; Pierre-Ferdinand Duvinage, enfin, qui renouvela le travail de l’ivoire. Un voyage captivant au coeur de ce XIXe siècle si créatif.
MARQUETERIES VIRTUOSES AU XIXe SIÈCLE, éditions Faton, 82 pp., 92 ill.