L’expo s’appelle ” Notre Terre ce joyau” mais le joyau n’était pas l’expo mais la collection permanente de minéraux de l’École des Mines situé au 1er étage de l ‘ancien Hôtel de Vendôme.
L’accueil chaleureux fait comprendre que peu de visiteurs quotidiens visitent les lieux.
Entrée du musée Décor img_1387

Une des innombrables vitrines présente les minéraux fluo ou phospho ?
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Vue d’ensemble et de détails. Il y 4060 échantillons exposés et ( surtout) étiquetés. Il en aurait 100.000 dans les réserves de ce musée fondé en 1794. Toute l’histoire est ici
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60, boulevard Saint-Michel 75006 Paris, France Ouvertures à vérifier lundi au samedi de 13h30 à 18 h.

Le 10 juin dernier, nous avons été invités au vernissage de l’exposition Émaux atmosphériques, La céramique « impressionniste » Cette expo a été organisée dans le cadre du festival « Normandie Impressionniste » et présente jusqu’au 26 septembre prochain cet aspect peu connu de la céramique du XIXè siècle. 130 pièces sont exposées afin de nous éclairer sur cette technique mise au point par Ernest Chaplet: la barbotine colorée. Avec la barbotine, le peintre peut, comme sur la toile, diviser sa touche en empâtements. La technique picturale impressionniste a ainsi été transposée sur céramique par les plus grands ateliers de ce temps: Haviland à Auteuil, Montigny-sur-Loing, Gien, Bourron-Marlotte ou l’atelier Laurin de Bourg-la-Reine.
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De ce dernier est notamment exposée un rare vase, intitulé Côtes normandes et dû au pinceau d’Auguste Lepère. Cette terre cuite émaillée a été réalisée entre 1876 et 1878 et nous étions particulièrement fiers de la voir figurer en bonne place à cette exposition puisqu’il s’agit d’un prêt de….. la Galerie Marc Maison !!! Si vous voulez en savoir plus sur ce vase, vous pouvez consulter l’adresse suivante: http://19e-siecle.marcmaison.fr/objet-d-art/credence-de-l-enemble-g#/objet-d-art/rare-impressionist-vase-on-a-wood-base-by-lepere
A voir également dans le musée d’extraordinaires boiseries- herbier:
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Toujours curieuse des modes de la seconde moitié du XIXè siècle, nous avons en famille visité lee Pavillon chinois, la tour japonaise et le musée d’art japonais qui sont regroupés en “musées d’Extrême Orient de Bruxelles.”
Cet ilot calme mais surprenant est situé à Laeken. Les deux premiers sont des commandes du Roi Léopold II à un architecte français Alexandre Marcel, le musée d’art japonais fut inauguré en 2006. L’Etat reçu le pavillon chinois en héritage à la mort de notre bon roi, ce fut ensuite géré par les Musées Royaux.


L’aspect extérieur du pavillon chinois avec des boiseries polychromes, des faïences émaillées répond à la mode très répandue des « chinoiseries » de la seconde moitié du 19eme siècle. Terminé en 1910, c’est devenu un musée une dizaine d’années plus tard.
Les collections présentent un éventail de l’art de l’extrême Orient conçu expressément pour l’exportation très populaire grâce aux Expositions Universelles.

Regarder les autres photos sur ce blog:
http://carnetdephilippe.canalblog.com/albums/pavillon_chinois__bruxelles
Lien vers le site officiel des Musées:
http://www.kmkg-mrah.be/newfr/index.asp?id=505

Infos Pratiques :
* Adresse : Avenue Van Praet 44, 1020 Bruxelles
* Ouverture : Du mardi au dimanche de 10 heures à 16 heures 45
* Accès : trams 23 et 3
* À noter : musée gratuit tous les 1ers mercredis du mois à partir de 13 heures

Les recherches documentaires sur les émaux 19è siècle, nous ont amenés à connaitre Alfred SERRE, émailleur de l’atelier Barbedienne dont la production est rare comme la plupart des émailleurs de cette période. Un exceptionnel article paru dans la revue des Amis du Musée de Sèvres avait éveillé l’envie de voir « en vrai » la pendule réalisée par Barbedienne, selon un dessin de Sevin, des sculptures de Woel et Attarge et des émaux de Serre.
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Me and my friends,(Bruno tu aurais dû venir) avons contacté la Mairie de Paris pour voir cette pendule et nous avons été guidé pendant près d’une heure et demie à travers les salons de réception, la salle du Conseil, la bibliothèque de l’Hôtel de Ville.

Mini-histo :
Remplaçant l’originelle maison des piliers qui se trouvait sur la place de Grève, l’Hôtel de Ville fut érigé sous Henri II et Louis XIII. Entre 1628 et 1803, le bâtiment ne changera pas. Sous l’Empire quelques locaux furent annexés. Ensuite, Rambuteau agrandit la bâtisse ainsi que la place - qui s’appelait encore Place de grève- en façade de l’édifice et en supprimant quelques bâtiments et petites rues qui dataient du Moyen-âge. L’incendie du 24 mai 1871, détruira un ensemble considérable et irremplaçable de chefs d œuvre et d’archives accumulés depuis la Renaissance. La reconstruction entre 1874 et 1882 sur les plans des architectes Théodore Ballu et Édouard Deperthes donnera à la France le plus bel exemple de l’art officiel de la seconde république. Notre but était de voir une pendule – certes monumentale- et nous avons eu l’occasion de voir des dizaines de chefs d’œuvres de peintres, sculpteurs, ornemanistes, ébénistes ou artisans du dernier ¼ du 19e siècle.
En particulier :
• La Musique à travers les âges de Gervex ( Salle des Fêtes)
La Ville de Paris conviant le monde à ses fêtes ( Ca c’est un programme) par Benjamin-Constant
• Le Cavalier de Frémiet
• Bijou parmi les bijoux, le petit Salon aux murs décorés par Chéret, et qui – nous a dit notre guide- avait été restauré sous Madame Chirac qui l’affectionnait particulièrement. axe0_10_cheret01
• La série des quatre vases « Les Quatre Saisons » de la manufacture de Sèvres, un des 4 vases a été accidenté, la qualité des trois vases restant devrait faire l’objet d’une restauration par les ateliers de Sèvres (et gratuitement !, la manufacture pourrait recréer un service sur le thème Quatre Saisons, la communication est toute trouvée)
• L’énorme vase en marbre cadeau de la Russie à La France
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• La paire de cheminées en pierre et céramique par Loebnitz
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Guettez les visites lors du Patrimoine.

Dans les anciens thermes de Salut, a été créé un musée unique en France: une collection extraordinaire de centaines de grands échantillons de marbres européens.

C’est grâce à la passion et à la générosité de Jacques Dubarry de Lassalle que ce musée a vu le jour en 2007. Monsieur Dubarry de Lassalle et son épouse ont offert la totalité de leur collection réunie pendant des années de voyages et de recherches. Cette enquête a fait l’objet des ouvrages : “Identification des marbres”, et “Utilisation des marbres” édités par H. Vial.
Echantillons tous identifiés. Vue générale Campan rubané
Le musée reçoit régulièrement des dons de particuliers ou autres collectionneurs: dernièrement, la grande poste capitole de Toulouse a légué une impressionnante table de 5 mètres de long réalisée dans le plus beau marbre Grand Antique.
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Le musée regroupe beaucoup d’objets décoratifs en marbre mais aussi des outils et un atelier de marbrier a été recréé. On y trouve une chanson de marbriers, et un beau tableau figurant l’extraction de marbre dans les Pyrénées
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Le musée est situé à Bagnères de Bigorre dans des thermes de la fin du 18è siècle. Les musée présente d’ailleures des collections dans les anciennes cabines de bain avec leur originelle baignoire en marbre. Montaigne,Rossini, Georges Sand et bien sûr l’Impératrice Eugénie ont pris les eaux à Bagnères, station thermale des Pyrénées, connue depuis l’antiquité.
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Bagnères-de-Bigorre est par ailleurs une ville “gravée dans le marbre”. En effet la ville a une longue tradition d’artisanat dans ce domaine qui remonte au XVIIème siècle. Au XIXème siècle, grâce à la famille Costallat-Géruzet, la ville est devenue le premier centre marbrier français entre 1870 et 1880 : il employait près de 1000 personnes.

dsc05102Après 6 semaines de travaux plein d’embûches, des travaux normaux en fait, nous avons ouvert la nouvelle galerie au bord de la mer, de la Seine.
Magnifique endroit , magnifique lumière par tous les temps.
Excellent voisinage, le Président et Madame Chirac sont à 3 enjambées de policiers, et 150 antiquaires et grands noms de la décoration.
La galerie est répartie en deux ” espaces” le premier, en entrant, est réservé aux éléments de décoration de jardin ou d’intérieur
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Et un espace très ” Vanderbilt” (si vous permettez) avec une sélection de meubles et objets d’art de la seconde moitié du 19è siècle. Mazaroz, Escalier de Cristal, Lorin, Sauvrezy sont quelques grands noms du second empire à voir.
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A bientôt pour un billet sur le ” Carré Rive gauche” du 5 au 7 juin.

Montage

Monumental! D ‘une hauteur de plus de 4 mètres et un diamètre de 3.30 mètres , ce lustre est le plus grand jamais vu aux Puces ( confirmé par un ancien).

L’histoire de ce lustre commence en 1927 lorsqu’il est acheté par le Casino de Madrid pour orner la grande salle. De fabrication française en bronze doré et cristal, il provoque l’étonnement de tous les visiteurs du Marché Paul Bert. Je crois que le record des photos en un jour a été battu.

En photos: le montage, l’allumage de toutes les ampoules  Notez bien la taille de notre employé sur l’échelle.

Le prix?  pas d’histoire d’argent sur mon blog !!

             
Et une mise a jour de ce 5 mai, avec la photo d’une dessinatrice de lustre

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Dimanche matin au musée de Sèvres, 3 expos temporaires dont une pas annoncée « Sèvres Second Empire et IIIe République » et bien sûr le sous-titre indispensable des commissaires d’expo, cette fois on a droit à « De l’audace à la jubilation »,

La sélection a été faire parmi la production de vases essentiellement conservés à Sèvres.
Belle occasion de voir la production de Sèvres entre 1848 et 1896 dont la production destinée aux Expositions Universelles, donc :

Grands formats : Vase de Nicolle, 1867 3.15 M. de hauteur.

Techniques innovantes : Exemple la grosse porcelaine du Vase Dalou (Expo de 1889) ou l’imitation du métal les cloisonnés surtout à partir de 1880.

Décors et formes inédits : Quelques pièces orientalistes, ou indiennes. Le « Vase des Eléments » de Carrier–Belleuse

L’expo revient aussi sur les différents directeurs et chefs d’ateliers dont le savant Victor Regnault qui avait champ libre pour expérimenter des techniques inédites puisque la Manufacture recevait de l’empereur des subventions le laissant assez libre. Napoléon III lui-même lui achetait beaucoup de pièces

Le catalogue à 35€ restera une excellente doc. Jusqu‘au 22 février 09

Profitant de mon statut d’entre-deux galeries, je visite plus facilement les expos que nous offre notre ville lumière chérie.
Avant qu’il ne soit trop tard, en voici 2 à faire très vite:

Au musée d’Orsay: jusqu’au 1er février.
Le mystère et l’éclat. Pastels du musée d’Orsay

Egalement musée d’Orsay: jusqu’au 1er février avec une nocturne le samedi 30.
Masques. De Carpeaux à Picasso

Les Masques, Réunissant uniquement des oeuvres du 19ème siècle, Orsay oblige. J’adore les expositions dont le sujet est UN sujet.
Cela ouvre les portes à toutes sortes de supports : peinture, sculpture, objets d’art et cela permet à des oeuvres dites ” mineures” de trouver leur importance dans un cadre approprié. L’expo permet aussi de voir des oeuvres d’artistes de toute l’Europe.

Le sujet lui -même ” les masques” , même s’il est utilisé depuis l’Antiquité est redevenu - grâce au romantisme - un thème de prédilection au 19è siècle.
Grande et riche expo qui nous fait voyager dans le japonisme, les mascarons d’architecture, le symbolisme….
J’ai vu des chefs d’oeuvre :

* bien sûr, le bouclier avec le visage de Méduse par Arnold Böcklin (1827-1901) 1897 Papier mâché. H : 61 cm Paris, musée d’Orsay
* Le vendeur de Masques par Astruc qui est habituellement dans le Jardin du Luxembourg.
* Des pâtes de verre de Henri Cros, très mystérieuses.
* et ne ratez pas le Lustre au serpent” de Frémiet. Cette production tout à fait originale dans l’œuvre de Frémiet, qui fait parties de ces rares créations telles que; La grenouille implorant la pluie, les Singes aux bulles de savon, le Pélican gastronome, l’Ours polaire écrasé par la chaleur du calorifère, Très rares commandes privées pleines de fantaisie.

Puisque nous sommes à Orsay, on poursuit par les pastels.

Le mystère et l’éclat. Pastels du musée d’Orsay:
13 salles consacrées aux pastels.
Vite fait: petit rappel de la fabrication et techniques ( salle 1), apparition au XVème siècle, rarement utilisée jusqu’au XVIIIème ou la technique enchante les Quentin de la Tour et autres Rosalba Carrera.Le XIXème siècle sera exposé en détail dans les 12 salles suivantes. Oeuvres d’ Alaberola et Szafran pour le XXème
Commence alors la visite de 5 salles gnan de gnan . J.F. Millet dont les jeunes femmes doivent sans doute venir de Mongolie inférieure, E. Manet, occupe une salle entière pour bien nous montrer que son art c’était la peinture à l’huile. Salle 4, l’impressionnisme, déjà pas ma tasse de nescafé, mais avec cette technique, c’en est soporifique : même Caillebotte en devient fade, c’est vous dire. Caillebotte à lui tout seul vous ferait aimer l’impressionisme. Comme nous dit le petit panneau explicatif ” Simples beautés de la nature” . Simples. Oui. L’esprit et mon oeil s’éveillent enfin avec Degas qui nous donne enfin de la profondeur aux pastels. Il y a l’utilisation de ce ton particulier d’orange dit ” Orange de cadmium” (j’ai vu ça sur la grande palette de la salle 1) qui se retrouve dans ” La danseuse au bouquet” , 1877, ” Femme s’essuyant” , 1878, ” Chez la modiste” .
Mon esprit s’est bien recalmé dans les salles suivantes appelées ” Portraits mondains”, Un seul m’a attiré dès la porte d’entrée, forcément : Lévy-Dhurmer ” Mademoiselle Cariel” 1910 : Une belle alanguie dans des tissus vaporeux et coiffée d’un extraordinaire chapeau-turban soyeux. J’ai remarqué aussi “Portrait de femme” 1887, Jacques Emile Blanche, portrait altier d’une femme en noir sur fond beige, Un pastel à donner l’illusion de la peinture a l’huile.

Salle 9 : « Là, alors là, mais alors là » comme disait Miou-Miou, je me dis que le pastel a été inventé pour l’âme des peintres. Fantin-Latour nous démarre le festival « Les Filles du Rhin » des 1876, cela se poursuite avec Osbert, Ménard, etc..
Salle 10 : Les deux plus beaux pastels of the world sont là : ces deux pastels à eux seuls vous font aimer l’art : “Nocturne au Parc royal de Bruxelles”, 1897 de Degouve de Nuncques, et de Jozsef Rippl-Ronai (1861-1927) “Un parc la nuit” Entre 1892 et 1895.

Bien émue, je me dis que cette expo était formidable bien qu’il me restât deux salles,
Il me restait à découvrir une salle ENTIERE dédiée à Levy-Dhurmer, du luxe ! Dans le désordre : “Portrait de Rodenbach” [ ne pas oublier de relire Bruges-la Morte, note de moi), “Florence” 1898, “Le Silence” ” Femme à la médaille” ” La calanque”

La dernière salle est consacrée à Redon, master es pastel aussi.

En Conclusion - mais oui, je fais des plans dans mon billet ;-)
Comment une technique peut elle être si liée au « contenu » et non à la représentation. Il m’a semblé que le pastel ne prenait sa dimension que lorsque le sujet n’était que le support à l’expression des sentiments, se détachant de toute question d’époque ou de courant.

Grand bouleversement dans la maison MAISON. Nous avons quitté la galerie du Faubourg pour une nouvelle organisation: Avant une réouverture de galerie courant 2009, c’est le showroom de Saint Ouen qui va ouvrir - toujours sur rendez-vous - un peu plus ses portes. En effet, depuis des années nous avions limité assez strictement l’accès à nos stocks. La galerie du Faubourg présentait en continu une cinquantaine de cheminées en marbre, et le reste du stock était à Saint Ouen: nous allons donc réunir tout le choix dans un même espace fabuleux de 1.500 mètres carrés à la lumière zénithale qui nous vaut beaucoup de compliments. Notre projet actuel est d’améliorer la présentation des éléments d’architecture dans le showroom. Et la tâche n’est pas mince ! Nous allons également dans les prochains jours mettre en ligne le nouveau design du site marcmaison.com . Il y aura beaucoup d’améliorations, mais cela fera l’objet d’un autre message. En attendant , n’hésitez pas à nous communiquer votre adresse email pour être tenu au courant de l’info, ou abonnez vous au fil rss. Bonne année à tous.

Marc et l’équipe ont fait très fort et très vite pour réaliser le décor de la soirée du 10 Octobre. La présentation de la grande fontaine en pierre a été un succès!

La fontaine a été démontée il y a environ 20 ans d’une maison avec jardin ( grand jardin !) située Paris XVIe. Marc l’a achetée il y a quelques années. Dans cette maison avait été tourné le film ” La Grande Bouffe” en 73. Ca va être difficile de vous montrer un extrait! Mais souvenez-vous la scène ou Mastroianni et Andréa Ferreol sont dans le jardin à faire des marches avant et des marches arrière à bord de la Bugatti. Les deux personnages vont ensuite sur une terrasse qui se trouve au dessus de la fontaine et Mastroianni met le chapeau en fer de la statue. La scène suivante montre les autres locataires de la maison regardant vers le fond du parc et vers la fontaine. La voici:

Bravo Marc! Bravo les gars!

La plaque de cheminée est une plaque en fonte apposée contre le mur du fond de l’âtre (le contrecoeur) pour éviter que la chaleur du feu ne se perde dans le mur et aidant à la diffusion et la réflexion de la chaleur vers la pièce. Voici la définition du Dictionnaire d’architecture de d’Aviler en 1755 : « C’est une grande plaque de fer fondu, souvent ornée de sculptures, laquelle sert non seulement à conserver la maçonnerie du contre-cœur proprement dit, mais encore à renvoyer la chaleur du feu ».

Elle porte différent noms suivant les régions : appelée taque dans le nord-est et l’est de la France (en Belgique ou en Lorraine). On peut également trouver le nom ancien de contrecoeur, contre-foyer, plaque foyère, plaque de foyer ou plaque à feu. ( Wiki l’a dit , Daisy le redit)

La plaque de cheminée peut adopter des décors très variés, inspirés du style des créations contemporaines à leur exécution, avec parfois la volonté de rivaliser avec certaines œuvres d’art, mais cela fera l’objet d’un autre billet.

Au début du XVème siècle, le fond du simple foyer de chauffage de la cheminée n’était encore garni que de briques, de tuileaux ou d’ardoises résistants à l’action du feu.
Ce n’est que sous les règnes de Charles VIII (1483) et de Louis XII (1498) que la cheminée se garnit de bas-reliefs et de moulures ; l’intérieur se garnit à son tour de décorations en reliefs : allégories, chiffres, emblèmes, scènes bibliques ou mythologiques, et surtout d’armoiries. C’est au cours du XVème siècle que les plaques décoratives sont venues orner l’intérieur des cheminées, soit en céramique, soit en fonte. Quelques exemplaires en cuivre, en pierre et en bronze sont également connus.

Les plaques en céramiques, appartenant à la première époque de décoration de l’intérieur du foyer, sont fort rares en France, la Société Archéologique d’Amstersam, les musées de Belgique (Bruxelles et Anvers), de Kensington, de Manheim, de Sèvres, de Cluny, d’Orléans et d’Angers conservent quelques exemplaires.
Très rapidement après, ou peut-être parallélement aux plaques en céramique, la fabrication des plaques de foyer en fonte suivie, sans qu’on en connaisse exactement la date ou le lieu de naissance. La plus ancienne connue a été fondue en fonte de fer et présente les armes du roi René d’Anjou (1431-1453), elle est conservée au musée Lorrain de Nancy.
Mais il semble qu’il fallut attendre 1540 pour observer une généralisation des plaques en fonte.
Viollet-le-Duc écrit que c’est au XVIème siècle que les contrecoeurs ont été dotés de plaques en fonte de fer, mais peu d’ouvrages fournissent des informations sur la décoration des foyers.

Les plus grands artistes furent mis à contribution, proposant et sculptant des modèles de plaques en fonte pour les cheminées des appartements du roi, ainsi qu’en témoigne les Comptes du Bâtiments du Roy des XVIème et XVIIème siècles.

Henri Carpentier, qui a consacré un ouvrage aux plaques de cheminées, décrit la supériorité incontestable des artistes français dans l’ornementation des plaques de cheminées. Son analyse montre que les plaques françaises sont en général de dessin correct, élégant, de composition savante, de style clair et noble, aux reliefs vigoureux, et beaucoup pouvant être considérées comme de véritables œuvres d’art.
Ces belles compositions apparaissent avec la Renaissance pour atteindre un grand degré de perfection sous Louis XIV et Louis XV.
Le soin apporté au décor des plaques de cheminée décline avec la fin du XVIIIème siècle, les compositions se révèle plus étriquées, plus raides, plus plates, plus minces.
Il faut attendre le Second Empire et les quelques pièces fondues pour les Châteaux de Compiègne ou de Pierrefonds pour que les plaques de cheminées retrouvent leurs lettres de noblesse au dessin large et aux compositions gracieuses.

Il faut garder en mémoire le fait que beaucoup de ces plaques ont souffert de brisures, et surtout de refonte. Sous la Terreur, le fait de posséder une plaque portant des armoiries ou comme on disait alors, des signes de féodalité, suffisait à vous faire classer comme suspect et vous envoyer en prison et l’échafaud.
Le décret du 18 vendémiaire an II (9 octobre 1793) ordonnait la destruction de ces plaques, et la Convention nationale décrétait : dans un délai d’un mois les propriétaires de maisons seront tenus de faire retourner les plaques de cheminées qui porteront le ci-devant écu de France ou de figures féodales. Les archives de la Préfecture de Police et de la Seine témoignent de la saisie, parfois musclée, des plaques armoriées.

Fête d’Automne annuelle aux Puces de Saint Ouen avant les premiers frimas.
La soirée du 10 octobre, plutôt privée mais vraiment pas très fermée! (contactez-moi pas le biais des commentaires de bas de page pour les invitations)
Découvrez ou redécouvrez les marchés aux Puces ouverts la nuit! Tous les ans, ça marche ! Tout le monde s’énerve un peu avec les soucis de circulation mais tout le monde adore, les marchands et les visiteurs. Cette année encore ce sont tous les marchés en plus de Paul bert et Serpette qui se mobilisent pour créer cet évènement. Voir le website Objets d ‘Exception dédié à l’évènement:
Les stands offrent à boire et à manger, ce n’est pas le plus important, ce qui compte ce soir là ce sont les décors.
A la maison Maison, on s’affaire depuis août sur la réinstallation d’une énorme fontaine de jardin en pierre.
Marc a loué son camion-grue Playmobil, son transpallete Playmobil ses chariots élévateurs Playmobil et va normalement commencer à s’énerver vers le 7 octobre pour l’installation dans le stand.
Ci-après quelques photos des éditions passées.


Allô? La galerie Marc Maison? Oui, bonjour Madame. Bonjour, nous sommes un cabinet d’architectes de Dublin en Irlande et nous voudrions savoir le prix du jardin d’hiver bordelais référence n° 0056.
Tout en répondant de façon courtoise, je pensais ” Un jardin d’hiver! en Irlande! mais bien sûr ! pour y mettre des orangers sur le sol irlandais, peut être ?”
On ne le verra jamais, disait Bourvil … et bien si, quelques restaurations, casse-tête et mois plus tard , c’est bien l’hôtel “Cirq’ de la famille Sweeney qui s’ouvrira dans quelques jours avec en décor de façade le beau jardin d’hiver provenant de Bordeaux.
Le jardin d’hiver provenait d’une maison particulière, il est décoré de carreaux de faïences de la maison Vieillard à Bordeaux, le dessin des carreaux est peut être de Carenza.
Voici les photos du jardin d’hiver lors de l’achat:


Lors du démontage:


Croquis du projet fait par John Sweeney:

Visite de John Sweeney à Saint Ouen

Le montage:

Et le résultat final:

Il faut dire que dans notre métier d’antiquaire, il est des histoires qui tiennent plus à cœur que d’autres, et cette transaction menée certes avec sympathie mais également avec la rigueur des affaires, a été très agréable essentiellement dans le fait de pouvoir apprécier la remise en place d’éléments anciens d’architecture dans le cadre d’une restauration. L’utilisation d’éléments anciens impliquent du travail et de l”argent mais quel résultat!
Merci à Cornélia pour son aide
Tous nos voeux de réussite la famille Sweeney.

Qu’est ce qu’une dalle de foyer ?
Dalle foyère
Dalle en marbre ou autre matériau prolongeant la surface de l’âtre devant le foyer. La dalle est scellée dans le sol devant une cheminée pour isoler le parquet ou la surface de la pièce des éventuelles projections d’étincelles. Bon, pour la définition encyclopédique, c’est fait; mais nous (nous : les antiquaires et les clients) les appelons aussi généralement dalle foyère, dalle de sol, devant de cheminée, sol de cheminée.
Ce petit billet pour faire un descriptif des différentes façons et modèles de dalles de foyer, en rapport avec les cheminées du 19ème siècle. Voici la photo d’une dalle démontée:
Règles générales :
1. La largeur de la dalle ne dépasse pas la largeur de la cheminée.
2. La dalle doit être scellée dans le sol sans surépaisseur ou petite marche. Il en est de même de l’âtre, le feu se fait au niveau du plancher de la pièce. L’épaisseur est d’environ 2 centimètres,auxquels il faut ajouter une épaisseur de pierre ou autre en support de la dalle. voir exemple sur la photo ci-contre.
3. La profondeur varie de quelques centimètres mais en général est entre 30 -45 centimètres en avancée par rapport aux jambages de la cheminée.
4. Les marbres utilisés sont de la couleur de la cheminée pour l’entourage dans le cas de dalles bi ou trichromatiques ou pour toute la plaque
5. Dans le cas de pièces d’habitation avec sol en parquet, les dalles de marbre sont en général entourées d’une lamelle de bois faisant ainsi la finition. Jetez un coup d’œil sur le très joli dessin ( dessin_chateau ) retrouvé dans les archives d’un marbrier.

Je continue, sur les différents modèles :
Exemples de dalles monochromes : Au 19ème siècle, la dalle monochrome était souvent employée pour des cheminées plus simples, généralement utilisées dans les étages supérieurs en ce qui concerne les immeubles parisiens.
Actuellement, la dalle monochrome est utilisée pour donner un ton plus contemporain à la cheminée.
Photo1 et 2 : Bel accord : le marbre de la cheminée est exactement de la même veine que le sol, la dalle a donc été fabriquée en même temps. Marbre Noir de France pour la photo1 et brocatelle pour la photo2.
Photo 3 : Vu au Musée du Louvre, extraordinaire cheminée à bronze doré dont la dalle de foyer est en marbre uni, remontage plus tardif à la fabrication de la cheminée.
Photo4 : encore au Musée du Louvre, remontage de la dalle de foyer unie dans un ton différent de la cheminée. Pas formidable comme choix, d’autant que le marbre du sol n’est pas en adéquation de qualité avec le magnifique Blanc de Carrare de la cheminée.
Photo5 : Autre exemple : le marbre de la dalle est la même variété que le marbre de la cheminée mais d une veine ou dune carrière différente. Bon résultat néanmoins.
Photo6 : dalle monochrome très étroite, trop étroite
marbre noir de france Marbre uni, musée du louvre Musée du Louvre, bof Veines semblables Dalle trop étroite

Dalles bi chromatiques
A deux carrés ou grand rectangle
L’utilisation de ce dessin c’est-à-dire deux carrés de marbre enchâssés dans une plaque d’une autre couleur, ne répond pas toujours à des impératifs de dimensions, tel qu on peut le voir sur la photo b2.
PhotoB1 : Très bel accord de marbre rouge griotte et de marbre noir de Belgique
Bicolore sans carrés : Installation des années 30 , très élégant voir photo D1

B 2 Bicolore et rectangle
A trois carrés : La disposition la plus répandue, la plus classique et très équilibrée pour toutes les cheminées de style exécutées sous Napoléon III.

Il y a néanmoins des variantes : les trois carrés sont parfois directement contre le devant de l âtre, soit entourés complètement de marbre de l’autre couleur. L autre variante étant la taille des carrés.

PhotoC1 : Brocatelle rose et marbre Noir De Belgique.
PhotoC2, alliance du marbre Fleur de Pêcher (Italie) et du marbre Portor. (Pyrénées- France Tiens les alliances France –Italie sont à la mode)
PhotoC3 : Marbre vert et marbre rouge foncé.
PhotoC5 et C8, Cheminée en blanc de carrare et sol à carrés de campan mélangé bien veiné de blanc.
PhotoC6, la cheminée est en brocatelle rose et la dalle est en brocatelle jaune.
PhotoC7 et 7.bis : le plus classique : Blanc de carrare et Rouge du Nord.

C 1 C 2 C3 C 5 C 8 C 6 C 7 C 7bis

Dalles à trois variétés de marbres ou plus : dessins sophistiqués. Le grand art: dalles foyères rares utilisant souvrent de beaux marbres.
E 2 E 3 dalle foyère dessin géometrique 4 marbres

A noter également que sur des gravures anciennes des appartements du XIXème siècle, on peut très souvent voir un tapis sur le devant de la cheminée. Cela concerne les appartement très cossus et très « Princesse Mathilde ».
Je suis à la recherche de dessins originaux de dalles foyères ( si possible photos en couleurs pour pouvoir identifier les marbres), merci de m’envoyer des photos.