Après 6 semaines de travaux plein d’embûches, des travaux normaux en fait, nous avons ouvert la nouvelle galerie au bord de la mer, de la Seine.
Magnifique endroit , magnifique lumière par tous les temps.
Excellent voisinage, le Président et Madame Chirac sont à 3 enjambées de policiers, et 150 antiquaires et grands noms de la décoration.
La galerie est répartie en deux ” espaces” le premier, en entrant, est réservé aux éléments de décoration de jardin ou d’intérieur

Et un espace très ” Vanderbilt” (si vous permettez) avec une sélection de meubles et objets d’art de la seconde moitié du 19è siècle. Mazaroz, Escalier de Cristal, Lorin, Sauvrezy sont quelques grands noms du second empire à voir.

A bientôt pour un billet sur le ” Carré Rive gauche” du 5 au 7 juin.
Monumental! D ‘une hauteur de plus de 4 mètres et un diamètre de 3.30 mètres , ce lustre est le plus grand jamais vu aux Puces ( confirmé par un ancien).
L’histoire de ce lustre commence en 1927 lorsqu’il est acheté par le Casino de Madrid pour orner la grande salle. De fabrication française en bronze doré et cristal, il provoque l’étonnement de tous les visiteurs du Marché Paul Bert. Je crois que le record des photos en un jour a été battu.
En photos: le montage, l’allumage de toutes les ampoules Notez bien la taille de notre employé sur l’échelle.
Le prix? pas d’histoire d’argent sur mon blog !!

Et une mise a jour de ce 5 mai, avec la photo d’une dessinatrice de lustre

Dimanche matin au musée de Sèvres, 3 expos temporaires dont une pas annoncée « Sèvres Second Empire et IIIe République » et bien sûr le sous-titre indispensable des commissaires d’expo, cette fois on a droit à « De l’audace à la jubilation »,
La sélection a été faire parmi la production de vases essentiellement conservés à Sèvres.
Belle occasion de voir la production de Sèvres entre 1848 et 1896 dont la production destinée aux Expositions Universelles, donc :
Grands formats : Vase de Nicolle, 1867 3.15 M. de hauteur.
Techniques innovantes : Exemple la grosse porcelaine du Vase Dalou (Expo de 1889) ou l’imitation du métal les cloisonnés surtout à partir de 1880.
Décors et formes inédits : Quelques pièces orientalistes, ou indiennes. Le « Vase des Eléments » de Carrier–Belleuse
L’expo revient aussi sur les différents directeurs et chefs d’ateliers dont le savant Victor Regnault qui avait champ libre pour expérimenter des techniques inédites puisque la Manufacture recevait de l’empereur des subventions le laissant assez libre. Napoléon III lui-même lui achetait beaucoup de pièces
Le catalogue à 35€ restera une excellente doc. Jusqu‘au 22 février 09
Profitant de mon statut d’entre-deux galeries, je visite plus facilement les expos que nous offre notre ville lumière chérie.
Avant qu’il ne soit trop tard, en voici 2 à faire très vite:
Au musée d’Orsay: jusqu’au 1er février.
Le mystère et l’éclat. Pastels du musée d’Orsay
Egalement musée d’Orsay: jusqu’au 1er février avec une nocturne le samedi 30.
Masques. De Carpeaux à Picasso
Les Masques, Réunissant uniquement des oeuvres du 19ème siècle, Orsay oblige. J’adore les expositions dont le sujet est UN sujet.
Cela ouvre les portes à toutes sortes de supports : peinture, sculpture, objets d’art et cela permet à des oeuvres dites ” mineures” de trouver leur importance dans un cadre approprié. L’expo permet aussi de voir des oeuvres d’artistes de toute l’Europe.
Le sujet lui -même ” les masques” , même s’il est utilisé depuis l’Antiquité est redevenu - grâce au romantisme - un thème de prédilection au 19è siècle.
Grande et riche expo qui nous fait voyager dans le japonisme, les mascarons d’architecture, le symbolisme….
J’ai vu des chefs d’oeuvre :
* bien sûr, le bouclier avec le visage de Méduse par Arnold Böcklin (1827-1901) 1897 Papier mâché. H : 61 cm Paris, musée d’Orsay
* Le vendeur de Masques par Astruc qui est habituellement dans le Jardin du Luxembourg.
* Des pâtes de verre de Henri Cros, très mystérieuses.
* et ne ratez pas le ” Lustre au serpent” de Frémiet. Cette production tout à fait originale dans l’œuvre de Frémiet, qui fait parties de ces rares créations telles que; La grenouille implorant la pluie, les Singes aux bulles de savon, le Pélican gastronome, l’Ours polaire écrasé par la chaleur du calorifère, Très rares commandes privées pleines de fantaisie.
Puisque nous sommes à Orsay, on poursuit par les pastels.
Le mystère et l’éclat. Pastels du musée d’Orsay:
13 salles consacrées aux pastels.
Vite fait: petit rappel de la fabrication et techniques ( salle 1), apparition au XVème siècle, rarement utilisée jusqu’au XVIIIème ou la technique enchante les Quentin de la Tour et autres Rosalba Carrera.Le XIXème siècle sera exposé en détail dans les 12 salles suivantes. Oeuvres d’ Alaberola et Szafran pour le XXème
Commence alors la visite de 5 salles gnan de gnan . J.F. Millet dont les jeunes femmes doivent sans doute venir de Mongolie inférieure, E. Manet, occupe une salle entière pour bien nous montrer que son art c’était la peinture à l’huile. Salle 4, l’impressionnisme, déjà pas ma tasse de nescafé, mais avec cette technique, c’en est soporifique : même Caillebotte en devient fade, c’est vous dire. Caillebotte à lui tout seul vous ferait aimer l’impressionisme. Comme nous dit le petit panneau explicatif ” Simples beautés de la nature” . Simples. Oui. L’esprit et mon oeil s’éveillent enfin avec Degas qui nous donne enfin de la profondeur aux pastels. Il y a l’utilisation de ce ton particulier d’orange dit ” Orange de cadmium” (j’ai vu ça sur la grande palette de la salle 1) qui se retrouve dans ” La danseuse au bouquet” , 1877, ” Femme s’essuyant” , 1878, ” Chez la modiste” .
Mon esprit s’est bien recalmé dans les salles suivantes appelées ” Portraits mondains”, Un seul m’a attiré dès la porte d’entrée, forcément : Lévy-Dhurmer ” Mademoiselle Cariel” 1910 : Une belle alanguie dans des tissus vaporeux et coiffée d’un extraordinaire chapeau-turban soyeux. J’ai remarqué aussi “Portrait de femme” 1887, Jacques Emile Blanche, portrait altier d’une femme en noir sur fond beige, Un pastel à donner l’illusion de la peinture a l’huile.
Salle 9 : « Là, alors là, mais alors là » comme disait Miou-Miou, je me dis que le pastel a été inventé pour l’âme des peintres. Fantin-Latour nous démarre le festival « Les Filles du Rhin » des 1876, cela se poursuite avec Osbert, Ménard, etc..
Salle 10 : Les deux plus beaux pastels of the world sont là : ces deux pastels à eux seuls vous font aimer l’art : “Nocturne au Parc royal de Bruxelles”, 1897 de Degouve de Nuncques, et de Jozsef Rippl-Ronai (1861-1927) “Un parc la nuit” Entre 1892 et 1895.
Bien émue, je me dis que cette expo était formidable bien qu’il me restât deux salles,
Il me restait à découvrir une salle ENTIERE dédiée à Levy-Dhurmer, du luxe ! Dans le désordre : “Portrait de Rodenbach” [ ne pas oublier de relire Bruges-la Morte, note de moi), “Florence” 1898, “Le Silence” ” Femme à la médaille” ” La calanque”
La dernière salle est consacrée à Redon, master es pastel aussi.
En Conclusion - mais oui, je fais des plans dans mon billet ![]()
Comment une technique peut elle être si liée au « contenu » et non à la représentation. Il m’a semblé que le pastel ne prenait sa dimension que lorsque le sujet n’était que le support à l’expression des sentiments, se détachant de toute question d’époque ou de courant.
Grand bouleversement dans la maison MAISON. Nous avons quitté la galerie du Faubourg pour une nouvelle organisation: Avant une réouverture de galerie courant 2009, c’est le showroom de Saint Ouen qui va ouvrir - toujours sur rendez-vous - un peu plus ses portes. En effet, depuis des années nous avions limité assez strictement l’accès à nos stocks. La galerie du Faubourg présentait en continu une cinquantaine de cheminées en marbre, et le reste du stock était à Saint Ouen: nous allons donc réunir tout le choix dans un même espace fabuleux de 1.500 mètres carrés à la lumière zénithale qui nous vaut beaucoup de compliments. Notre projet actuel est d’améliorer la présentation des éléments d’architecture dans le showroom. Et la tâche n’est pas mince ! Nous allons également dans les prochains jours mettre en ligne le nouveau design du site marcmaison.com . Il y aura beaucoup d’améliorations, mais cela fera l’objet d’un autre message. En attendant , n’hésitez pas à nous communiquer votre adresse email pour être tenu au courant de l’info, ou abonnez vous au fil rss. Bonne année à tous.
Marc et l’équipe ont fait très fort et très vite pour réaliser le décor de la soirée du 10 Octobre. La présentation de la grande fontaine en pierre a été un succès!
La fontaine a été démontée il y a environ 20 ans d’une maison avec jardin ( grand jardin !) située Paris XVIe. Marc l’a achetée il y a quelques années. Dans cette maison avait été tourné le film ” La Grande Bouffe” en 73. Ca va être difficile de vous montrer un extrait! Mais souvenez-vous la scène ou Mastroianni et Andréa Ferreol sont dans le jardin à faire des marches avant et des marches arrière à bord de la Bugatti. Les deux personnages vont ensuite sur une terrasse qui se trouve au dessus de la fontaine et Mastroianni met le chapeau en fer de la statue. La scène suivante montre les autres locataires de la maison regardant vers le fond du parc et vers la fontaine. La voici:
Bravo Marc! Bravo les gars!
La plaque de cheminée est une plaque en fonte apposée contre le mur du fond de l’âtre (le contrecoeur) pour éviter que la chaleur du feu ne se perde dans le mur et aidant à la diffusion et la réflexion de la chaleur vers la pièce. Voici la définition du Dictionnaire d’architecture de d’Aviler en 1755 : « C’est une grande plaque de fer fondu, souvent ornée de sculptures, laquelle sert non seulement à conserver la maçonnerie du contre-cœur proprement dit, mais encore à renvoyer la chaleur du feu ».
Elle porte différent noms suivant les régions : appelée taque dans le nord-est et l’est de la France (en Belgique ou en Lorraine). On peut également trouver le nom ancien de contrecoeur, contre-foyer, plaque foyère, plaque de foyer ou plaque à feu. ( Wiki l’a dit , Daisy le redit)
La plaque de cheminée peut adopter des décors très variés, inspirés du style des créations contemporaines à leur exécution, avec parfois la volonté de rivaliser avec certaines œuvres d’art, mais cela fera l’objet d’un autre billet.
Au début du XVème siècle, le fond du simple foyer de chauffage de la cheminée n’était encore garni que de briques, de tuileaux ou d’ardoises résistants à l’action du feu.
Ce n’est que sous les règnes de Charles VIII (1483) et de Louis XII (1498) que la cheminée se garnit de bas-reliefs et de moulures ; l’intérieur se garnit à son tour de décorations en reliefs : allégories, chiffres, emblèmes, scènes bibliques ou mythologiques, et surtout d’armoiries. C’est au cours du XVème siècle que les plaques décoratives sont venues orner l’intérieur des cheminées, soit en céramique, soit en fonte. Quelques exemplaires en cuivre, en pierre et en bronze sont également connus.
Les plaques en céramiques, appartenant à la première époque de décoration de l’intérieur du foyer, sont fort rares en France, la Société Archéologique d’Amstersam, les musées de Belgique (Bruxelles et Anvers), de Kensington, de Manheim, de Sèvres, de Cluny, d’Orléans et d’Angers conservent quelques exemplaires.
Très rapidement après, ou peut-être parallélement aux plaques en céramique, la fabrication des plaques de foyer en fonte suivie, sans qu’on en connaisse exactement la date ou le lieu de naissance. La plus ancienne connue a été fondue en fonte de fer et présente les armes du roi René d’Anjou (1431-1453), elle est conservée au musée Lorrain de Nancy.
Mais il semble qu’il fallut attendre 1540 pour observer une généralisation des plaques en fonte.
Viollet-le-Duc écrit que c’est au XVIème siècle que les contrecoeurs ont été dotés de plaques en fonte de fer, mais peu d’ouvrages fournissent des informations sur la décoration des foyers.
Les plus grands artistes furent mis à contribution, proposant et sculptant des modèles de plaques en fonte pour les cheminées des appartements du roi, ainsi qu’en témoigne les Comptes du Bâtiments du Roy des XVIème et XVIIème siècles.
Henri Carpentier, qui a consacré un ouvrage aux plaques de cheminées, décrit la supériorité incontestable des artistes français dans l’ornementation des plaques de cheminées. Son analyse montre que les plaques françaises sont en général de dessin correct, élégant, de composition savante, de style clair et noble, aux reliefs vigoureux, et beaucoup pouvant être considérées comme de véritables œuvres d’art.
Ces belles compositions apparaissent avec la Renaissance pour atteindre un grand degré de perfection sous Louis XIV et Louis XV.
Le soin apporté au décor des plaques de cheminée décline avec la fin du XVIIIème siècle, les compositions se révèle plus étriquées, plus raides, plus plates, plus minces.
Il faut attendre le Second Empire et les quelques pièces fondues pour les Châteaux de Compiègne ou de Pierrefonds pour que les plaques de cheminées retrouvent leurs lettres de noblesse au dessin large et aux compositions gracieuses.
Il faut garder en mémoire le fait que beaucoup de ces plaques ont souffert de brisures, et surtout de refonte. Sous la Terreur, le fait de posséder une plaque portant des armoiries ou comme on disait alors, des signes de féodalité, suffisait à vous faire classer comme suspect et vous envoyer en prison et l’échafaud.
Le décret du 18 vendémiaire an II (9 octobre 1793) ordonnait la destruction de ces plaques, et la Convention nationale décrétait : dans un délai d’un mois les propriétaires de maisons seront tenus de faire retourner les plaques de cheminées qui porteront le ci-devant écu de France ou de figures féodales. Les archives de la Préfecture de Police et de la Seine témoignent de la saisie, parfois musclée, des plaques armoriées.
Fête d’Automne annuelle aux Puces de Saint Ouen avant les premiers frimas.
La soirée du 10 octobre, plutôt privée mais vraiment pas très fermée! (contactez-moi pas le biais des commentaires de bas de page pour les invitations)
Découvrez ou redécouvrez les marchés aux Puces ouverts la nuit! Tous les ans, ça marche ! Tout le monde s’énerve un peu avec les soucis de circulation mais tout le monde adore, les marchands et les visiteurs. Cette année encore ce sont tous les marchés en plus de Paul bert et Serpette qui se mobilisent pour créer cet évènement. Voir le website Objets d ‘Exception dédié à l’évènement:
Les stands offrent à boire et à manger, ce n’est pas le plus important, ce qui compte ce soir là ce sont les décors.
A la maison Maison, on s’affaire depuis août sur la réinstallation d’une énorme fontaine de jardin en pierre.
Marc a loué son camion-grue Playmobil, son transpallete Playmobil ses chariots élévateurs Playmobil et va normalement commencer à s’énerver vers le 7 octobre pour l’installation dans le stand.
Ci-après quelques photos des éditions passées.
![]()
Allô? La galerie Marc Maison? Oui, bonjour Madame. Bonjour, nous sommes un cabinet d’architectes de Dublin en Irlande et nous voudrions savoir le prix du jardin d’hiver bordelais référence n° 0056.
Tout en répondant de façon courtoise, je pensais ” Un jardin d’hiver! en Irlande! mais bien sûr ! pour y mettre des orangers sur le sol irlandais, peut être ?”
On ne le verra jamais, disait Bourvil … et bien si, quelques restaurations, casse-tête et mois plus tard , c’est bien l’hôtel “Cirq’ de la famille Sweeney qui s’ouvrira dans quelques jours avec en décor de façade le beau jardin d’hiver provenant de Bordeaux.
Le jardin d’hiver provenait d’une maison particulière, il est décoré de carreaux de faïences de la maison Vieillard à Bordeaux, le dessin des carreaux est peut être de Carenza.
Voici les photos du jardin d’hiver lors de l’achat:
![]()
Croquis du projet fait par John Sweeney:
![]()
Visite de John Sweeney à Saint Ouen
Il faut dire que dans notre métier d’antiquaire, il est des histoires qui tiennent plus à cœur que d’autres, et cette transaction menée certes avec sympathie mais également avec la rigueur des affaires, a été très agréable essentiellement dans le fait de pouvoir apprécier la remise en place d’éléments anciens d’architecture dans le cadre d’une restauration. L’utilisation d’éléments anciens impliquent du travail et de l”argent mais quel résultat!
Merci à Cornélia pour son aide
Tous nos voeux de réussite la famille Sweeney.
Qu’est ce qu’une dalle de foyer ?

Dalle en marbre ou autre matériau prolongeant la surface de l’âtre devant le foyer. La dalle est scellée dans le sol devant une cheminée pour isoler le parquet ou la surface de la pièce des éventuelles projections d’étincelles. Bon, pour la définition encyclopédique, c’est fait; mais nous (nous : les antiquaires et les clients) les appelons aussi généralement dalle foyère, dalle de sol, devant de cheminée, sol de cheminée.
Ce petit billet pour faire un descriptif des différentes façons et modèles de dalles de foyer, en rapport avec les cheminées du 19ème siècle. Voici la photo d’une dalle démontée: ![]()
Règles générales :
1. La largeur de la dalle ne dépasse pas la largeur de la cheminée.
2. La dalle doit être scellée dans le sol sans surépaisseur ou petite marche. Il en est de même de l’âtre, le feu se fait au niveau du plancher de la pièce. L’épaisseur est d’environ 2 centimètres,auxquels il faut ajouter une épaisseur de pierre ou autre en support de la dalle. voir exemple sur la photo ci-contre.
3. La profondeur varie de quelques centimètres mais en général est entre 30 -45 centimètres en avancée par rapport aux jambages de la cheminée.
4. Les marbres utilisés sont de la couleur de la cheminée pour l’entourage dans le cas de dalles bi ou trichromatiques ou pour toute la plaque
5. Dans le cas de pièces d’habitation avec sol en parquet, les dalles de marbre sont en général entourées d’une lamelle de bois faisant ainsi la finition. Jetez un coup d’œil sur le très joli dessin ( dessin_chateau ) retrouvé dans les archives d’un marbrier.
Je continue, sur les différents modèles :
Exemples de dalles monochromes : Au 19ème siècle, la dalle monochrome était souvent employée pour des cheminées plus simples, généralement utilisées dans les étages supérieurs en ce qui concerne les immeubles parisiens.
Actuellement, la dalle monochrome est utilisée pour donner un ton plus contemporain à la cheminée.
Photo1 et 2 : Bel accord : le marbre de la cheminée est exactement de la même veine que le sol, la dalle a donc été fabriquée en même temps. Marbre Noir de France pour la photo1 et brocatelle pour la photo2.
Photo 3 : Vu au Musée du Louvre, extraordinaire cheminée à bronze doré dont la dalle de foyer est en marbre uni, remontage plus tardif à la fabrication de la cheminée.
Photo4 : encore au Musée du Louvre, remontage de la dalle de foyer unie dans un ton différent de la cheminée. Pas formidable comme choix, d’autant que le marbre du sol n’est pas en adéquation de qualité avec le magnifique Blanc de Carrare de la cheminée.
Photo5 : Autre exemple : le marbre de la dalle est la même variété que le marbre de la cheminée mais d une veine ou dune carrière différente. Bon résultat néanmoins.
Photo6 : dalle monochrome très étroite, trop étroite
Dalles bi chromatiques
A deux carrés ou grand rectangle
L’utilisation de ce dessin c’est-à-dire deux carrés de marbre enchâssés dans une plaque d’une autre couleur, ne répond pas toujours à des impératifs de dimensions, tel qu on peut le voir sur la photo b2.
PhotoB1 : Très bel accord de marbre rouge griotte et de marbre noir de Belgique
Bicolore sans carrés : Installation des années 30 , très élégant voir photo D1
![]()
A trois carrés : La disposition la plus répandue, la plus classique et très équilibrée pour toutes les cheminées de style exécutées sous Napoléon III.

Il y a néanmoins des variantes : les trois carrés sont parfois directement contre le devant de l âtre, soit entourés complètement de marbre de l’autre couleur. L autre variante étant la taille des carrés.
PhotoC1 : Brocatelle rose et marbre Noir De Belgique.
PhotoC2, alliance du marbre Fleur de Pêcher (Italie) et du marbre Portor. (Pyrénées- France Tiens les alliances France –Italie sont à la mode)
PhotoC3 : Marbre vert et marbre rouge foncé.
PhotoC5 et C8, Cheminée en blanc de carrare et sol à carrés de campan mélangé bien veiné de blanc.
PhotoC6, la cheminée est en brocatelle rose et la dalle est en brocatelle jaune.
PhotoC7 et 7.bis : le plus classique : Blanc de carrare et Rouge du Nord.
Dalles à trois variétés de marbres ou plus : dessins sophistiqués. Le grand art: dalles foyères rares utilisant souvrent de beaux marbres.
A noter également que sur des gravures anciennes des appartements du XIXème siècle, on peut très souvent voir un tapis sur le devant de la cheminée. Cela concerne les appartement très cossus et très « Princesse Mathilde ».
Je suis à la recherche de dessins originaux de dalles foyères ( si possible photos en couleurs pour pouvoir identifier les marbres), merci de m’envoyer des photos.
Il n ‘y a pas que le marbre dans la vie, il y a les chiens avec des noms de marbres
Il y a un petit nouveau chez à la maison Maison. Enfin……………..nouveau oui, mais petit, heu …..
Le nouveau s’appelle Turquin, petit croisé de berger allemand et de chien-loup
A la demande générale de toutes les copines , voici les premières photos de son premier Week end à Paul Bert. Un vrai p’ti chien des Puces:
Il vient d’une famille de brocanteurs des Puces de Vanves
Il rejoint le chef: Campan ( le caniche capricieux)
et notre vieille chienne Griotte ( berger allemand) , à qui il redonne de l’énergie!
Un biau p’ti Kien, comm ein dit dain ch’Nord.
Le catalogue de l’exposition que nous avions réalisé étant presque épuisé, vous pouvez trouver ci-après le lien vers en ligne le pdf avec tous les textes et illustrations. Paul Soyer, Théophile Soyer et Jeanne Lemerle Soyer, c’est à dire le fondateur, le fils et la petite fille , trois vies dédiées à l’art des émaux. Depuis 1861, l’ouverture de l’atelier, les collaborations avec Claudius Popelin et surtout 1867, la première participation à l’Exposition Universelle jusqu’à la fin de la première guerre mondiale date à laquelle ferme l’atelier de Théophile ou travaillait régulièrement Jeanne Lemerle jusqu’à son mariage, la famille Soyer représente la renaissance de l’art de l’émail en France.
Bonne lecture
Depuis l’exposition , nous avons acquis de nouvelles pièces d’émail des Soyer, et sommes encore à la recherche de pièces soit en vue d’améliorer notre documentation soit en vue d’achat.
Catalogue de l’Exposition Emaux des Soyer - Pdf-première partie
Pdf - deuxième partie
Pdf - troisième partie
A l’occasion de la sortie au Québec du documentaire réalisé par Michel Sylvestre pour Radio-Canada, j’ai bien envie de revenir le temps d’un post sur la plus belle histoire de notre carrière d’antiquaires, tant par le début, c’est à dire l’achat de cette incroyable pièce, que par sa fin, en ce qui nous concerne le remontage devant le Parlement du Québec.
Une histoire sur 15 ans avec quelques soucis mais surtout des rencontres, de nouvelles amitiés et une certaine idée pour Marc Maison d’un travail bien fait, d’une sauvegarde d’une pièce d’urbanisme extraordinaire.
Tout commence en 1992, avec l’achat de la fontaine dans un château du Bordelais ; pendant plusieurs années, la fontaine fut stockée dans un entrepôt de banlieue. C’est en 2000, lors de l’achat de notre nouvel espace de Saint-Ouen, que la fontaine fut enfin remontée, elle était en pièces détachées depuis 41 ans!
La fontaine a failli être vendue 3 fois, à Las Vegas, en Californie et à New York. Mais notre acheteur venait du froid et parlait français! Quand Peter Simons, venu acheter des éléments anciens pour redécorer le nouveau magasin de Québec, m’a demandée si ” je voulais bien lui envoyer un dossier avec des photos et un descriptif de la fontaine, parce qu’il avait une idée “, on n’imaginait pas vraiment que trois ans plus tard, Marc et moi serions les invités sur-privilégiés de la Maison Simons pour l’inauguration et la mise en eau de la fontaine. Sans compter les articles dans les journaux et la sympathie de toute la ville.
Je ne vais pas vous écrire 15 pages sur cette belle histoire, mais quand vous aurez un moment, allez sur le site http://fontainedetourny.ca/ et regardez les deux vidéos qui sont une partie du grand documentaire sorti donc ce 29 novembre.
La Fontaine de Tourny
L’article paru dans Le Soleil, le jour de l’inauguration.
Et n’oubliez pas Continue Reading »

Evénement à la galerie Marc Maison : l’arrivée de notre maquette de la Tour Eiffel. Revenue de sa tournée d’expositions en Europe, elle figure maintenant dans la vitrine de la galerie, provoquant surprises et commentaires par les passants. Cette maquette a été réalisée vers 1887 c’est à dire avant la construction de la Tour.
Je vous invite à aller lire sur le site ( cliquez ici) toutes les informations et recherches documentaires à ce sujet, Elsa ( Madame Documentaliste) et moi avons essayé de faire un dossier assez complet. C’est notre sapin de Noël !
Pour sa 7ème édition , la famille Bachelier nous avait convié au concours de terrines qui se tient en novembre - le jour du Beaujolais nouveau.
Terrines et Beaujolais
Ce que j’ai compris de l’organisation:
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Art -Antiquités - Brocante
Documentation
Les sites marcmaison.com
- Ouverture au 7, Quai Voltaire
- Le plus grand lustre jamais vu aux Puces
- Avant le 22 février, expo à visiter
- Mon statut d’entre-deux galeries
- La maison Maison change de maison.
- Fontaine monumentale et mythique
- Petit résumé sur l’histoire des plaques de cheminées.
- Aux Puces de Saint-Ouen, les 10, 11 et 12 octobre 2008.
- De Bordeaux à Dublin, réhabilitation d’un jardin d’hiver
- Dalles de foyer des cheminées du 19ème siècle
- Il n’y a pas que le marbre dans vie…quoique….
- Les Soyer, une famille d’Emailleurs
- Québec : la fontaine de Tourny
- La Tour Eiffel
- Soirée Terrines et Beaujolais chez Bachelier antiquités
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