Une cariatide également orthographié caryatide ( en anglais caryatid) est une colonne, un pilier ou un pilastre en forme de femme qui soutient un entablement sur sa tête.
Vitruve écrit :
Les habitants de Carya, ville du Péloponèse, se joignirent autrefois aux Perses qui faisaient la guerre aux peuples de la Grèce. Les Grecs ayant, par leurs victoires, mis fin à cette guerre, ils la déclarèrent ensuite d’un commun accord aux Caryates. Après avoir pris et ruiné leur ville, et passé tous les hommes au fil de l’épée, ils emmenèrent leurs femmes en captivité, sans leur permettre de quitter les robes qui indiquaient leur qualité, ni leurs ornements accoutumés afin que non seulement elles fussent une fois menées en triomphe, mais qu’elles eussent la honte de s’y voir en quelque façon menées ignominieusement toute leur vie, et qu’elles portassent ainsi le peine que leur ville avait méritée. Or pour laisser un exemple éternel de la punition que l’on avait fait souffrir aux Caryates, et pour apprendre à la postérité quel avait été leur châtiment, les architectes de ce temps-là mirent, au lieu de colonnes, ces sortes de statues aux édifices publics.”
Il apparaît néanmoins que le motif de la cariatide soit plus ancien que les guerres médiques décrites par Vitruve.
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Ce marbre très coloré et très apprécié des américains, était extrait de carrières françaises et a été rebaptisé Brèche d’Alep au début du 18ème siècle donnant de cette façon une provenance exotique à ce marbre du Tholonet. Il fut remis au gout du jour par le service des marbres du roi qui recherchait dans toute la France de beaux marbres pour les demeures royales. Fur également appelée Brèche Madame lorsque les soeurs du Roi les utilisèrent pour leur décoration.
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Et plus de photos sur le tableau Pinterest ” Breche d’Alep”

Une paire de putti ailés en bronze doré soutenant un cartouche au monograme de E.J. Berwind se dressent au sommet d’un trumeau de forme architecturale à frise d’oves de couleur cuivrée et modillions en bronze doré à guirlande de fleurs. Ce trumeau forme un cadre élégant pour un bas relief en marbre de Carrare sculpté par Louis Ardisson.

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Sculptée en marbre de Carrare semi-Statuaire cette cheminée arbore un décor d’une richesse d’ornements tels que : cannelures, rudentures, asperges décorent les demies colonnes, chapiteaux ioniques soulignés d’une fine rangée de perles telles un collier , guirlande de fruits, rinceaux végétaux, feuillages et fleurs.

Estampille Objet d’Art , Septembre 2012:

Je cherchais depuis des semaines (des mois) une occasion de reparler de la Fontaine de Tourny de la Ville de Québec, et ce mois d’août m’en a donné 2. En 2006, nous avons vendu au groupe Simons, représenté par Peter Simons, une extraordinaire fontaine en fonte de fer, médaille d’or de l’Exposition Universelle de 1855. Je veux rappeler que cette fontaine fut offerte par la Maison Simons ” M. Simons a précisé qu’il avait à cœur d’offrir un cadeau d’importance à la ville et aux gens de Québec. La famille Simons tenait par ce geste à souligner de façon particulière la fidélité et la contribution des Québécois à l’évolution de son commerce de mode au détail, établi au cœur du Vieux-Québec depuis 1840. “

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Autel d’église en marbre au gisant de Sainte Cécile


Dans la série des éléments insolites de la collection de Marc Maison, nous vous proposons aujourd’hui d’acheter un autel d’église en marbre au gisant de sainte Cécile !

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Aujourd’hui, dans les Petits posts d’Histoire de l’Art de Daisy House, je vous propose quelques mots sur un sculpteur atypique du XVIIIè siècle, Franz Xaver Messerschmidt.
Né le 6 février 1736 en Allemagne, il est d’abord formé à la sculpture sur bois par son oncle. Très vite, il part étudier à l’Académie des Beaux-Arts de Vienne et voyage en Italie. Sa formation académique lui vaudra des commandes prestigieuses des plus grandes cours royales européennes. En parallèle, cet esprit libre créa, dans l’intimité de son atelier, de fabuleuses « têtes de caractère » en métal ou en albâtre : personnages masculins grimaçant, riant ou pleurant avec un rendu des expressions et des mouvements du visage hors du commun. L’idée lui serait venue en se regardant dans un miroir alors qu’il souffrait d’hallucinations.

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L’expo s’appelle ” Notre Terre ce joyau” mais le joyau n’était pas l’expo mais la collection permanente de minéraux de l’École des Mines situé au 1er étage de l ‘ancien Hôtel de Vendôme.
L’accueil chaleureux fait comprendre que peu de visiteurs quotidiens visitent les lieux.

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Le 10 juin dernier, nous avons été invités au vernissage de l’exposition Émaux atmosphériques, La céramique « impressionniste » Cette expo a été organisée dans le cadre du festival « Normandie Impressionniste » et présente jusqu’au 26 septembre prochain cet aspect peu connu de la céramique du XIXè siècle. 130 pièces sont exposées afin de nous éclairer sur cette technique mise au point par Ernest Chaplet: la barbotine colorée. Avec la barbotine, le peintre peut, comme sur la toile, diviser sa touche en empâtements. La technique picturale impressionniste a ainsi été transposée sur céramique par les plus grands ateliers de ce temps: Haviland à Auteuil, Montigny-sur-Loing, Gien, Bourron-Marlotte ou l’atelier Laurin de Bourg-la-Reine.

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Toujours curieux des modes de la seconde moitié du XIXè siècle, nous avons en famille visité lee Pavillon chinois, la tour japonaise et le musée d’art japonais qui sont regroupés en “Musées d’Extrême Orient de Bruxelles.”
Cet ilot calme mais surprenant est situé à Laeken. Les deux premiers sont des commandes du Roi Léopold II à un architecte français Alexandre Marcel, le musée d’art japonais fut inauguré en 2006. L’Etat reçu le pavillon chinois en héritage à la mort de notre bon roi, ce fut ensuite géré par les Musées Royaux.

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Les recherches documentaires sur les émaux 19è siècle, nous ont amenés à connaitre Alfred SERRE, émailleur de l’atelier Barbedienne dont la production est rare comme la plupart des émailleurs de cette période. Un exceptionnel article paru dans la revue des Amis du Musée de Sèvres avait éveillé l’envie de voir « en vrai » la pendule réalisée par Barbedienne, selon un dessin de Sevin, des sculptures de Woel et Attarge et des émaux de Serre.
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Dans les anciens thermes de Salut, a été créé un musée unique en France: une collection extraordinaire de centaines de grands échantillons de marbres européens. C’est grâce à la passion et à la générosité de Jacques Dubarry de Lassalle que ce musée a vu le jour en 2007. Monsieur Dubarry de Lassalle et son épouse ont offert la totalité de leur collection réunie pendant des années de voyages et de recherches.

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Dimanche matin au musée de Sèvres, 3 expos temporaires dont une pas annoncée « Sèvres Second Empire et IIIe République » et bien sûr le sous-titre indispensable des commissaires d’expo, cette fois on a droit à « De l’audace à la jubilation »,

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Profitant de mon statut d’entre-deux galeries, je visite plus facilement les expos que nous offre notre ville lumière chérie.
Avant qu’il ne soit trop tard, en voici 2 à faire très vite:

Au musée d’Orsay: jusqu’au 1er février.
Le mystère et l’éclat. Pastels du musée d’Orsay

Egalement musée d’Orsay: jusqu’au 1er février avec une nocturne le samedi 30.
Masques. De Carpeaux à Picasso

Les Masques, Réunissant uniquement des oeuvres du 19ème siècle, Orsay oblige. J’adore les expositions dont le sujet est UN sujet.
Cela ouvre les portes à toutes sortes de supports : peinture, sculpture, objets d’art et cela permet à des oeuvres dites ” mineures” de trouver leur importance dans un cadre approprié. L’expo permet aussi de voir des oeuvres d’artistes de toute l’Europe.

Le sujet lui -même ” les masques” , même s’il est utilisé depuis l’Antiquité est redevenu – grâce au romantisme – un thème de prédilection au 19è siècle.
Grande et riche expo qui nous fait voyager dans le japonisme, les mascarons d’architecture, le symbolisme….
J’ai vu des chefs d’oeuvre :

* bien sûr, le bouclier avec le visage de Méduse par Arnold Böcklin (1827-1901) 1897 Papier mâché. H : 61 cm Paris, musée d’Orsay
* Le vendeur de Masques par Astruc qui est habituellement dans le Jardin du Luxembourg.
* Des pâtes de verre de Henri Cros, très mystérieuses.
* et ne ratez pas le Lustre au serpent” de Frémiet. Cette production tout à fait originale dans l’œuvre de Frémiet, qui fait parties de ces rares créations telles que; La grenouille implorant la pluie, les Singes aux bulles de savon, le Pélican gastronome, l’Ours polaire écrasé par la chaleur du calorifère, Très rares commandes privées pleines de fantaisie.

Puisque nous sommes à Orsay, on poursuit par les pastels.

Le mystère et l’éclat. Pastels du musée d’Orsay:
13 salles consacrées aux pastels.
Vite fait: petit rappel de la fabrication et techniques ( salle 1), apparition au XVème siècle, rarement utilisée jusqu’au XVIIIème ou la technique enchante les Quentin de la Tour et autres Rosalba Carrera.Le XIXème siècle sera exposé en détail dans les 12 salles suivantes. Oeuvres d’ Alaberola et Szafran pour le XXème
Commence alors la visite de 5 salles gnan de gnan . J.F. Millet dont les jeunes femmes doivent sans doute venir de Mongolie inférieure, E. Manet, occupe une salle entière pour bien nous montrer que son art c’était la peinture à l’huile. Salle 4, l’impressionnisme, déjà pas ma tasse de nescafé, mais avec cette technique, c’en est soporifique : même Caillebotte en devient fade, c’est vous dire. Caillebotte à lui tout seul vous ferait aimer l’impressionisme. Comme nous dit le petit panneau explicatif ” Simples beautés de la nature” . Simples. Oui. L’esprit et mon oeil s’éveillent enfin avec Degas qui nous donne enfin de la profondeur aux pastels. Il y a l’utilisation de ce ton particulier d’orange dit ” Orange de cadmium” (j’ai vu ça sur la grande palette de la salle 1) qui se retrouve dans ” La danseuse au bouquet” , 1877, ” Femme s’essuyant” , 1878, ” Chez la modiste” .
Mon esprit s’est bien recalmé dans les salles suivantes appelées ” Portraits mondains”, Un seul m’a attiré dès la porte d’entrée, forcément : Lévy-Dhurmer ” Mademoiselle Cariel” 1910 : Une belle alanguie dans des tissus vaporeux et coiffée d’un extraordinaire chapeau-turban soyeux. J’ai remarqué aussi “Portrait de femme” 1887, Jacques Emile Blanche, portrait altier d’une femme en noir sur fond beige, Un pastel à donner l’illusion de la peinture a l’huile.

Salle 9 : « Là, alors là, mais alors là » comme disait Miou-Miou, je me dis que le pastel a été inventé pour l’âme des peintres. Fantin-Latour nous démarre le festival « Les Filles du Rhin » des 1876, cela se poursuite avec Osbert, Ménard, etc..
Salle 10 : Les deux plus beaux pastels of the world sont là : ces deux pastels à eux seuls vous font aimer l’art : “Nocturne au Parc royal de Bruxelles”, 1897 de Degouve de Nuncques, et de Jozsef Rippl-Ronai (1861-1927) “Un parc la nuit” Entre 1892 et 1895.

Bien émue, je me dis que cette expo était formidable bien qu’il me restât deux salles,
Il me restait à découvrir une salle ENTIERE dédiée à Levy-Dhurmer, du luxe ! Dans le désordre : “Portrait de Rodenbach” [ ne pas oublier de relire Bruges-la Morte, note de moi), “Florence” 1898, “Le Silence” ” Femme à la médaille” ” La calanque”

La dernière salle est consacrée à Redon, master es pastel aussi.

En Conclusion – mais oui, je fais des plans dans mon billet ;-)
Comment une technique peut elle être si liée au « contenu » et non à la représentation. Il m’a semblé que le pastel ne prenait sa dimension que lorsque le sujet n’était que le support à l’expression des sentiments, se détachant de toute question d’époque ou de courant.