L’expo s’appelle ” Notre Terre ce joyau” mais le joyau n’était pas l’expo mais la collection permanente de minéraux de l’École des Mines situé au 1er étage de l ‘ancien Hôtel de Vendôme.
L’accueil chaleureux fait comprendre que peu de visiteurs quotidiens visitent les lieux.
Entrée du musée Décor img_1387

Une des innombrables vitrines présente les minéraux fluo ou phospho ?
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Vue d’ensemble et de détails. Il y 4060 échantillons exposés et ( surtout) étiquetés. Il en aurait 100.000 dans les réserves de ce musée fondé en 1794. Toute l’histoire est ici
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60, boulevard Saint-Michel 75006 Paris, France Ouvertures à vérifier lundi au samedi de 13h30 à 18 h.

Le 10 juin dernier, nous avons été invités au vernissage de l’exposition Émaux atmosphériques, La céramique « impressionniste » Cette expo a été organisée dans le cadre du festival « Normandie Impressionniste » et présente jusqu’au 26 septembre prochain cet aspect peu connu de la céramique du XIXè siècle. 130 pièces sont exposées afin de nous éclairer sur cette technique mise au point par Ernest Chaplet: la barbotine colorée. Avec la barbotine, le peintre peut, comme sur la toile, diviser sa touche en empâtements. La technique picturale impressionniste a ainsi été transposée sur céramique par les plus grands ateliers de ce temps: Haviland à Auteuil, Montigny-sur-Loing, Gien, Bourron-Marlotte ou l’atelier Laurin de Bourg-la-Reine.
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De ce dernier est notamment exposée un rare vase, intitulé Côtes normandes et dû au pinceau d’Auguste Lepère. Cette terre cuite émaillée a été réalisée entre 1876 et 1878 et nous étions particulièrement fiers de la voir figurer en bonne place à cette exposition puisqu’il s’agit d’un prêt de….. la Galerie Marc Maison !!! Si vous voulez en savoir plus sur ce vase, vous pouvez consulter l’adresse suivante: http://19e-siecle.marcmaison.fr/objet-d-art/credence-de-l-enemble-g#/objet-d-art/rare-impressionist-vase-on-a-wood-base-by-lepere
A voir également dans le musée d’extraordinaires boiseries- herbier:
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Toujours curieuse des modes de la seconde moitié du XIXè siècle, nous avons en famille visité lee Pavillon chinois, la tour japonaise et le musée d’art japonais qui sont regroupés en “musées d’Extrême Orient de Bruxelles.”
Cet ilot calme mais surprenant est situé à Laeken. Les deux premiers sont des commandes du Roi Léopold II à un architecte français Alexandre Marcel, le musée d’art japonais fut inauguré en 2006. L’Etat reçu le pavillon chinois en héritage à la mort de notre bon roi, ce fut ensuite géré par les Musées Royaux.


L’aspect extérieur du pavillon chinois avec des boiseries polychromes, des faïences émaillées répond à la mode très répandue des « chinoiseries » de la seconde moitié du 19eme siècle. Terminé en 1910, c’est devenu un musée une dizaine d’années plus tard.
Les collections présentent un éventail de l’art de l’extrême Orient conçu expressément pour l’exportation très populaire grâce aux Expositions Universelles.

Regarder les autres photos sur ce blog:
http://carnetdephilippe.canalblog.com/albums/pavillon_chinois__bruxelles
Lien vers le site officiel des Musées:
http://www.kmkg-mrah.be/newfr/index.asp?id=505

Infos Pratiques :
* Adresse : Avenue Van Praet 44, 1020 Bruxelles
* Ouverture : Du mardi au dimanche de 10 heures à 16 heures 45
* Accès : trams 23 et 3
* À noter : musée gratuit tous les 1ers mercredis du mois à partir de 13 heures

Les recherches documentaires sur les émaux 19è siècle, nous ont amenés à connaitre Alfred SERRE, émailleur de l’atelier Barbedienne dont la production est rare comme la plupart des émailleurs de cette période. Un exceptionnel article paru dans la revue des Amis du Musée de Sèvres avait éveillé l’envie de voir « en vrai » la pendule réalisée par Barbedienne, selon un dessin de Sevin, des sculptures de Woel et Attarge et des émaux de Serre.
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Me and my friends,(Bruno tu aurais dû venir) avons contacté la Mairie de Paris pour voir cette pendule et nous avons été guidé pendant près d’une heure et demie à travers les salons de réception, la salle du Conseil, la bibliothèque de l’Hôtel de Ville.

Mini-histo :
Remplaçant l’originelle maison des piliers qui se trouvait sur la place de Grève, l’Hôtel de Ville fut érigé sous Henri II et Louis XIII. Entre 1628 et 1803, le bâtiment ne changera pas. Sous l’Empire quelques locaux furent annexés. Ensuite, Rambuteau agrandit la bâtisse ainsi que la place - qui s’appelait encore Place de grève- en façade de l’édifice et en supprimant quelques bâtiments et petites rues qui dataient du Moyen-âge. L’incendie du 24 mai 1871, détruira un ensemble considérable et irremplaçable de chefs d œuvre et d’archives accumulés depuis la Renaissance. La reconstruction entre 1874 et 1882 sur les plans des architectes Théodore Ballu et Édouard Deperthes donnera à la France le plus bel exemple de l’art officiel de la seconde république. Notre but était de voir une pendule – certes monumentale- et nous avons eu l’occasion de voir des dizaines de chefs d’œuvres de peintres, sculpteurs, ornemanistes, ébénistes ou artisans du dernier ¼ du 19e siècle.
En particulier :
• La Musique à travers les âges de Gervex ( Salle des Fêtes)
La Ville de Paris conviant le monde à ses fêtes ( Ca c’est un programme) par Benjamin-Constant
• Le Cavalier de Frémiet
• Bijou parmi les bijoux, le petit Salon aux murs décorés par Chéret, et qui – nous a dit notre guide- avait été restauré sous Madame Chirac qui l’affectionnait particulièrement. axe0_10_cheret01
• La série des quatre vases « Les Quatre Saisons » de la manufacture de Sèvres, un des 4 vases a été accidenté, la qualité des trois vases restant devrait faire l’objet d’une restauration par les ateliers de Sèvres (et gratuitement !, la manufacture pourrait recréer un service sur le thème Quatre Saisons, la communication est toute trouvée)
• L’énorme vase en marbre cadeau de la Russie à La France
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• La paire de cheminées en pierre et céramique par Loebnitz
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Guettez les visites lors du Patrimoine.

Dans les anciens thermes de Salut, a été créé un musée unique en France: une collection extraordinaire de centaines de grands échantillons de marbres européens.

C’est grâce à la passion et à la générosité de Jacques Dubarry de Lassalle que ce musée a vu le jour en 2007. Monsieur Dubarry de Lassalle et son épouse ont offert la totalité de leur collection réunie pendant des années de voyages et de recherches. Cette enquête a fait l’objet des ouvrages : “Identification des marbres”, et “Utilisation des marbres” édités par H. Vial.
Echantillons tous identifiés. Vue générale Campan rubané
Le musée reçoit régulièrement des dons de particuliers ou autres collectionneurs: dernièrement, la grande poste capitole de Toulouse a légué une impressionnante table de 5 mètres de long réalisée dans le plus beau marbre Grand Antique.
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Le musée regroupe beaucoup d’objets décoratifs en marbre mais aussi des outils et un atelier de marbrier a été recréé. On y trouve une chanson de marbriers, et un beau tableau figurant l’extraction de marbre dans les Pyrénées
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Le musée est situé à Bagnères de Bigorre dans des thermes de la fin du 18è siècle. Les musée présente d’ailleures des collections dans les anciennes cabines de bain avec leur originelle baignoire en marbre. Montaigne,Rossini, Georges Sand et bien sûr l’Impératrice Eugénie ont pris les eaux à Bagnères, station thermale des Pyrénées, connue depuis l’antiquité.
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Bagnères-de-Bigorre est par ailleurs une ville “gravée dans le marbre”. En effet la ville a une longue tradition d’artisanat dans ce domaine qui remonte au XVIIème siècle. Au XIXème siècle, grâce à la famille Costallat-Géruzet, la ville est devenue le premier centre marbrier français entre 1870 et 1880 : il employait près de 1000 personnes.


Dimanche matin au musée de Sèvres, 3 expos temporaires dont une pas annoncée « Sèvres Second Empire et IIIe République » et bien sûr le sous-titre indispensable des commissaires d’expo, cette fois on a droit à « De l’audace à la jubilation »,

La sélection a été faire parmi la production de vases essentiellement conservés à Sèvres.
Belle occasion de voir la production de Sèvres entre 1848 et 1896 dont la production destinée aux Expositions Universelles, donc :

Grands formats : Vase de Nicolle, 1867 3.15 M. de hauteur.

Techniques innovantes : Exemple la grosse porcelaine du Vase Dalou (Expo de 1889) ou l’imitation du métal les cloisonnés surtout à partir de 1880.

Décors et formes inédits : Quelques pièces orientalistes, ou indiennes. Le « Vase des Eléments » de Carrier–Belleuse

L’expo revient aussi sur les différents directeurs et chefs d’ateliers dont le savant Victor Regnault qui avait champ libre pour expérimenter des techniques inédites puisque la Manufacture recevait de l’empereur des subventions le laissant assez libre. Napoléon III lui-même lui achetait beaucoup de pièces

Le catalogue à 35€ restera une excellente doc. Jusqu‘au 22 février 09

Profitant de mon statut d’entre-deux galeries, je visite plus facilement les expos que nous offre notre ville lumière chérie.
Avant qu’il ne soit trop tard, en voici 2 à faire très vite:

Au musée d’Orsay: jusqu’au 1er février.
Le mystère et l’éclat. Pastels du musée d’Orsay

Egalement musée d’Orsay: jusqu’au 1er février avec une nocturne le samedi 30.
Masques. De Carpeaux à Picasso

Les Masques, Réunissant uniquement des oeuvres du 19ème siècle, Orsay oblige. J’adore les expositions dont le sujet est UN sujet.
Cela ouvre les portes à toutes sortes de supports : peinture, sculpture, objets d’art et cela permet à des oeuvres dites ” mineures” de trouver leur importance dans un cadre approprié. L’expo permet aussi de voir des oeuvres d’artistes de toute l’Europe.

Le sujet lui -même ” les masques” , même s’il est utilisé depuis l’Antiquité est redevenu - grâce au romantisme - un thème de prédilection au 19è siècle.
Grande et riche expo qui nous fait voyager dans le japonisme, les mascarons d’architecture, le symbolisme….
J’ai vu des chefs d’oeuvre :

* bien sûr, le bouclier avec le visage de Méduse par Arnold Böcklin (1827-1901) 1897 Papier mâché. H : 61 cm Paris, musée d’Orsay
* Le vendeur de Masques par Astruc qui est habituellement dans le Jardin du Luxembourg.
* Des pâtes de verre de Henri Cros, très mystérieuses.
* et ne ratez pas le Lustre au serpent” de Frémiet. Cette production tout à fait originale dans l’œuvre de Frémiet, qui fait parties de ces rares créations telles que; La grenouille implorant la pluie, les Singes aux bulles de savon, le Pélican gastronome, l’Ours polaire écrasé par la chaleur du calorifère, Très rares commandes privées pleines de fantaisie.

Puisque nous sommes à Orsay, on poursuit par les pastels.

Le mystère et l’éclat. Pastels du musée d’Orsay:
13 salles consacrées aux pastels.
Vite fait: petit rappel de la fabrication et techniques ( salle 1), apparition au XVème siècle, rarement utilisée jusqu’au XVIIIème ou la technique enchante les Quentin de la Tour et autres Rosalba Carrera.Le XIXème siècle sera exposé en détail dans les 12 salles suivantes. Oeuvres d’ Alaberola et Szafran pour le XXème
Commence alors la visite de 5 salles gnan de gnan . J.F. Millet dont les jeunes femmes doivent sans doute venir de Mongolie inférieure, E. Manet, occupe une salle entière pour bien nous montrer que son art c’était la peinture à l’huile. Salle 4, l’impressionnisme, déjà pas ma tasse de nescafé, mais avec cette technique, c’en est soporifique : même Caillebotte en devient fade, c’est vous dire. Caillebotte à lui tout seul vous ferait aimer l’impressionisme. Comme nous dit le petit panneau explicatif ” Simples beautés de la nature” . Simples. Oui. L’esprit et mon oeil s’éveillent enfin avec Degas qui nous donne enfin de la profondeur aux pastels. Il y a l’utilisation de ce ton particulier d’orange dit ” Orange de cadmium” (j’ai vu ça sur la grande palette de la salle 1) qui se retrouve dans ” La danseuse au bouquet” , 1877, ” Femme s’essuyant” , 1878, ” Chez la modiste” .
Mon esprit s’est bien recalmé dans les salles suivantes appelées ” Portraits mondains”, Un seul m’a attiré dès la porte d’entrée, forcément : Lévy-Dhurmer ” Mademoiselle Cariel” 1910 : Une belle alanguie dans des tissus vaporeux et coiffée d’un extraordinaire chapeau-turban soyeux. J’ai remarqué aussi “Portrait de femme” 1887, Jacques Emile Blanche, portrait altier d’une femme en noir sur fond beige, Un pastel à donner l’illusion de la peinture a l’huile.

Salle 9 : « Là, alors là, mais alors là » comme disait Miou-Miou, je me dis que le pastel a été inventé pour l’âme des peintres. Fantin-Latour nous démarre le festival « Les Filles du Rhin » des 1876, cela se poursuite avec Osbert, Ménard, etc..
Salle 10 : Les deux plus beaux pastels of the world sont là : ces deux pastels à eux seuls vous font aimer l’art : “Nocturne au Parc royal de Bruxelles”, 1897 de Degouve de Nuncques, et de Jozsef Rippl-Ronai (1861-1927) “Un parc la nuit” Entre 1892 et 1895.

Bien émue, je me dis que cette expo était formidable bien qu’il me restât deux salles,
Il me restait à découvrir une salle ENTIERE dédiée à Levy-Dhurmer, du luxe ! Dans le désordre : “Portrait de Rodenbach” [ ne pas oublier de relire Bruges-la Morte, note de moi), “Florence” 1898, “Le Silence” ” Femme à la médaille” ” La calanque”

La dernière salle est consacrée à Redon, master es pastel aussi.

En Conclusion - mais oui, je fais des plans dans mon billet ;-)
Comment une technique peut elle être si liée au « contenu » et non à la représentation. Il m’a semblé que le pastel ne prenait sa dimension que lorsque le sujet n’était que le support à l’expression des sentiments, se détachant de toute question d’époque ou de courant.

Et toujours ce bonheur d’habiter Paris : cet automne, l’esprit en éveil et l’heure d’hiver propice à des visites en nocturne, j’ai visité quelques expos :

Design contre design


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