Marc et l’équipe ont fait très fort et très vite pour réaliser le décor de la soirée du 10 Octobre. La présentation de la grande fontaine en pierre a été un succès!

La fontaine a été démontée il y a environ 20 ans d’une maison avec jardin ( grand jardin !) située Paris XVIe. Marc l’a achetée il y a quelques années. Dans cette maison avait été tourné le film ” La Grande Bouffe” en 73. Ca va être difficile de vous montrer un extrait! Mais souvenez-vous la scène ou Mastroianni et Andréa Ferreol sont dans le jardin à faire des marches avant et des marches arrière à bord de la Bugatti. Les deux personnages vont ensuite sur une terrasse qui se trouve au dessus de la fontaine et Mastroianni met le chapeau en fer de la statue. La scène suivante montre les autres locataires de la maison regardant vers le fond du parc et vers la fontaine. La voici:

Bravo Marc! Bravo les gars!

La plaque de cheminée est une plaque en fonte apposée contre le mur du fond de l’âtre (le contrecoeur) pour éviter que la chaleur du feu ne se perde dans le mur et aidant à la diffusion et la réflexion de la chaleur vers la pièce. Voici la définition du Dictionnaire d’architecture de d’Aviler en 1755 : « C’est une grande plaque de fer fondu, souvent ornée de sculptures, laquelle sert non seulement à conserver la maçonnerie du contre-cœur proprement dit, mais encore à renvoyer la chaleur du feu ».

Elle porte différent noms suivant les régions : appelée taque dans le nord-est et l’est de la France (en Belgique ou en Lorraine). On peut également trouver le nom ancien de contrecoeur, contre-foyer, plaque foyère, plaque de foyer ou plaque à feu. ( Wiki l’a dit , Daisy le redit)

La plaque de cheminée peut adopter des décors très variés, inspirés du style des créations contemporaines à leur exécution, avec parfois la volonté de rivaliser avec certaines œuvres d’art, mais cela fera l’objet d’un autre billet.

Au début du XVème siècle, le fond du simple foyer de chauffage de la cheminée n’était encore garni que de briques, de tuileaux ou d’ardoises résistants à l’action du feu.
Ce n’est que sous les règnes de Charles VIII (1483) et de Louis XII (1498) que la cheminée se garnit de bas-reliefs et de moulures ; l’intérieur se garnit à son tour de décorations en reliefs : allégories, chiffres, emblèmes, scènes bibliques ou mythologiques, et surtout d’armoiries. C’est au cours du XVème siècle que les plaques décoratives sont venues orner l’intérieur des cheminées, soit en céramique, soit en fonte. Quelques exemplaires en cuivre, en pierre et en bronze sont également connus.

Les plaques en céramiques, appartenant à la première époque de décoration de l’intérieur du foyer, sont fort rares en France, la Société Archéologique d’Amstersam, les musées de Belgique (Bruxelles et Anvers), de Kensington, de Manheim, de Sèvres, de Cluny, d’Orléans et d’Angers conservent quelques exemplaires.
Très rapidement après, ou peut-être parallélement aux plaques en céramique, la fabrication des plaques de foyer en fonte suivie, sans qu’on en connaisse exactement la date ou le lieu de naissance. La plus ancienne connue a été fondue en fonte de fer et présente les armes du roi René d’Anjou (1431-1453), elle est conservée au musée Lorrain de Nancy.
Mais il semble qu’il fallut attendre 1540 pour observer une généralisation des plaques en fonte.
Viollet-le-Duc écrit que c’est au XVIème siècle que les contrecoeurs ont été dotés de plaques en fonte de fer, mais peu d’ouvrages fournissent des informations sur la décoration des foyers.

Les plus grands artistes furent mis à contribution, proposant et sculptant des modèles de plaques en fonte pour les cheminées des appartements du roi, ainsi qu’en témoigne les Comptes du Bâtiments du Roy des XVIème et XVIIème siècles.

Henri Carpentier, qui a consacré un ouvrage aux plaques de cheminées, décrit la supériorité incontestable des artistes français dans l’ornementation des plaques de cheminées. Son analyse montre que les plaques françaises sont en général de dessin correct, élégant, de composition savante, de style clair et noble, aux reliefs vigoureux, et beaucoup pouvant être considérées comme de véritables œuvres d’art.
Ces belles compositions apparaissent avec la Renaissance pour atteindre un grand degré de perfection sous Louis XIV et Louis XV.
Le soin apporté au décor des plaques de cheminée décline avec la fin du XVIIIème siècle, les compositions se révèle plus étriquées, plus raides, plus plates, plus minces.
Il faut attendre le Second Empire et les quelques pièces fondues pour les Châteaux de Compiègne ou de Pierrefonds pour que les plaques de cheminées retrouvent leurs lettres de noblesse au dessin large et aux compositions gracieuses.

Il faut garder en mémoire le fait que beaucoup de ces plaques ont souffert de brisures, et surtout de refonte. Sous la Terreur, le fait de posséder une plaque portant des armoiries ou comme on disait alors, des signes de féodalité, suffisait à vous faire classer comme suspect et vous envoyer en prison et l’échafaud.
Le décret du 18 vendémiaire an II (9 octobre 1793) ordonnait la destruction de ces plaques, et la Convention nationale décrétait : dans un délai d’un mois les propriétaires de maisons seront tenus de faire retourner les plaques de cheminées qui porteront le ci-devant écu de France ou de figures féodales. Les archives de la Préfecture de Police et de la Seine témoignent de la saisie, parfois musclée, des plaques armoriées.